Ce ‘2PM’, deuxième album du Pat McManus Band est un concentré de talent et de facilité. Bien sûr le Pat en question a déjà fait ses preuves il y a bien longtemps quand avec ses frangins il brûlait les planches au sein des Mama’s Boys. Compositeur, guitariste, violoniste et chanteur, l’irlandais retourne aux sources d’un blues rock qui sent bon l’Irlande. Il va à l’essentiel avec beaucoup de cœur et de talent qu’il démontre tout au long des 14 compostions de cet album indispensable à tout amateur de blues rock. L’homme a musclé son jeu et à greffé plus de rock à son blues mais le feeling est toujours là. L’ambiance générale prête sans conteste au plaisir d’une écoute prolongée au cours de laquelle on appréciera sans aucun doute les nombreux solos du Professeur qui navigue sans complexe entre fureur et feeling. 2 PM est un putain de bon disque. Respect !
Une bonne nouvelle n’arrivant jamais seule il faut savoir que Pat Mc Manus viendra fêter la St Patrick le 17 Mars au Tabendo, Parc de la Vilette, et ce en compagnie de Taste, Eric Bell Trio & Andy Powel (Wishbone Ash).
La firme de Milwaukee vient de lancer à New York et en grandes pompes le tout dernier modèle de la gamme: Un Sporster nommé Forty Eight. Pourquoi 48 me direz vous ? En hommage au springer Panhead sortie en 1948 des usines de la marque. La grosse particularité de ce modèle V-twiné de 1200 CC réside en un look ravageur généré par des roue à rayons en 16 pouces équipées de pneus (très) larges, des gardes boue minimalistes, une selle solo, un guidon plat qui, une fois n’est pas coutume, recevra les rétros dessous et non dessus. Nous avons là et d’entrée de jeu une base qui, il faut le reconnaître, affiche une sacrée gueule et un look un tantinet radical à la ’’Bad Boy’’. La bête devrait être disponible en France à l’été et si vous vous laissez séduire sachez tout de même que pour la modique somme d’environ 11 000 euros il faudra vous contenter d’un réservoir de 7,95 litres qui privilégie le style au détriment de l’aspect pratique. Who cares?
Amateurs de blues vous serez bien sûr attirés par l’ une de ses plus belles porte parole mais vous comprendrez vite que lorsque le ramage se rapporte au plumage ça n’est pas la peine de résister. Née en 1976, de père musicien, Ana Popovic, a grandi à Belgrade et est tombée dans la marmite du Blues Rock dès l’adolescence. L’ouverture des frontières d’ex-Yougoslavie lui a permis dès 1995 de participer avec son premier groupe à des festivals grecs et hongrois. Son talent a fait le reste et très vite une solide réputation s’est étendue au reste de l’Europe et au delà. Ana compose, bien; Ana chante, très bien ; Ana joue de la guitare, à merveille; et Ana a un look, comment dire…. Elle sait se mettre en valeur et crée elle-même ses tenues de scène. Musicalement Ana jongle avec diverses formes de blues, de rock de soul et de jazz. Et surtout elle ne se contente pas de clichés éculés. Son blues est frais, subtil, ouvert aux autres genres et prend toute sa valeur sur scène où elle déborde de spontanéité et d’énergie. Pour l’avoir vue sur la même scène que Popa Chubby (La Belle et la Bête !) je puis vous assurer que lorsqu’elle prend un chorus ou un solo tout le monde est là pour applaudir des deux mains, même le Gros New yorkais ! En 2010 la Belle en est à son cinquième album solo, dont un Live (Ana ! Live in Amsterdam) qui a également fait l’objet d’une édition en Dvd. Si vous êtes séduits par le look et que vous voulez en savoir plus je ne saurai que trop vous conseiller son deuxième Cd ‘’Comfort to the Soul’’ qui à mon sens donne une idée précise de l’immense talent de cette artiste virtuose. Enfin, et comme elle tourne régulièrement en France, n’hésitez pas à faire quelques kilomètres, you’ll never get out of this blues alive !
Si vous êtes fan du look Thruxton vous devriez apprécier ce que la firme anglaise à mijoté pour ses clients. Pour la circonstance l’esthétique déjà connue et appréciée se voit rehaussée d’une peinture trois tons (rouge, noir, blanc) de très bon goût et du plus bel effet. Esthétiquement l’ensemble devient à la fois plus classique et plus sportif, un peu dans l’esprit ‘’Ace Café’’ de la grande époque. Malheureusement l’évolution s’arrête là ! La version 2010 du Thruxton SE ne connaîtra hélas aucune évolution technique majeure, pas même un ‘’petit’’ deuxième disque à l’avant. Dommage ! Gageons que l’augmentation de tarif sera donc mineure pour ce modèle qui devrait être disponible en Juillet 2010.
Voici un disque (Merci Joël!) qui normalement devrait réconcilier tout un chacun avec ce qui fait défaut aujourd’hui, je veux parler bien sûr du ‘’Heavy Rock’’ celui qui vous fait sortir les couilles par les oreilles. Après un premier album éponyme sorti en 2005 et totalement passé inaperçu the Muggs revient avec ce ‘’On with the show’’ qui est impressionnant à plus d’un titre. Les onze compos sont originales, la maîtrise est incontestable et surtout les musiciens sont excellents et dotés d’ un sens inné de la construction musicale. On ne s’ennuie pas une seconde à l’écoute des quelques 50 minutes de ce brûlot homogène et on se retrouve plongé dans l’ambiance que dégageaient à l’époque les premiers albums du Zep, du Sabbath ou encore de Cream. Cerise sur le gâteau il règne cette espèce de folie, ou de démence c’est selon, qui a fait les riches heures de Frost ou encore du grand MC5 de Détroit. C’est peut être là la clef ! The Muggs, autoproclamé ‘’Ugliest band in the world’’ est lui aussi de Détroit, a adopté la formule du power trio et sait parfaitement où il va. Batterie puissante et syncopée, ligne de basse efficacement mélodique et guitares redoutables. Danny Methric est un guitariste extraordinaire et sans renier ses influences 70’s il le prouve dans tous les morceaux, que ce soit en rythmique ou en solo. Kick out the jam brothers and sisters ! ‘’on with the show’’ est un disque de Rock implacable. Greasy, bluesy et heavy, c’est un gros pétard à mèche courte qui va vous péter à la gueule. Vous ne vous en remettrez pas de si tôt. Seule ombre au tableau, la discographie de The Muggs n’est pas disponible en supermarché, pas même chez les soit disant spécialistes… Il va donc vous falloir jouer les fins limiers.
Vous voulez en savoir plus? C’est ici > The Muggs!