• Rock’n'Roll Bordel!

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Flexx Bronco: Vol.2

“Diantre, fichtre et sacrebleu” – s’écria la comtesse – “Charles-André qu’est ce donc que cette musique de sauvages ?”

Une belle surprise en cette fin d’année ; le genre de truc qui vous pète à la face sans que vous y attendiez le moins du monde et qui vous laisse sur votre séant tellement c’est efficace. M’est avis que les graisseux et autres headbangers affûtés avaient déjà dans leur playlist du Flexx Bronco cru 2006.  Aujourd’hui revoilà le quatuor de San Fransisco avec 14 titres plus Rock que Hard et plus Punk que Heavy. Une cinquantaine de minutes de plaisir instantané et d’efficacité redoutable. Flexx Bronco n’invente rien, les gus jouent ce qu’ils aiment, ils aiment ce qu’ils jouent et ils le font bien ; la rythmique efficace, les guitares tranchantes et la voix travaillée au mauvais alcool devraient plaire aux amateurs de American Dog, Supersuckers ou de tout autre groupe de bad boys chers à leurs oreilles. Vol.2 est intense certes mais il est aussi surprenant, notamment avec “Lauren blues in A”, un bon gros blues bien noir et bien plombé qui ralentit le rythme tout en maintenant la pression. Surprenant également ce “Johnny’s saloon” aux accents de country/bluegrass déjantés que ne renieraient pas ces fous de Honky Stomp. Pour terminer, il faut noter que Bad Reputation a eu  une excellente idée: La première édition européenne de ce disque se voit adjoindre le Vol 1, le premier EP 6 titres du groupe.

“Charles-André ?! Cessez de vous agiter comme un damné, éteignez ce mange disque et faites moi penser à convoquer le Père Grégoire dès demain,  je trouve que cette pièce sent le soufre ! Charles-André ?!”

Marcel Destroy, Décembre 2011

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Be Burlesque : Que le spectacle commence!

Burlesque : Adj : Se dit d’un spectacle, d’un film où l’humour et la caricature s’allient à un irrationnel échevelé. Voilà pour la définition du Larousse. Le burlesque, tel qu’on l’entend dans ce livre, c’est l’art de se déshabiller de manière chic, glamour et amusante. La notion d’irrationnel disparaît donc : rien d’absurde de déraisonnable ou d’inconséquent ne transpire de ces 240 pages luxueuses. Il semblerait même que les auteurs s’attachent à prouver – si besoin en était – que les effeuillages  dont il est question ici obéissent aux valeurs immuables qui sont l’apanage d’un bon spectacle : qualité d’interprétation, respect du public, générosité et travail. Pas moins d’une quinzaine d’artistes s’exhibent noblement au fil de la lecture tout en évoquant avec passion leur vie, leur monde et leur art. Les propos sont aussi convaincants que les photos de Soazig Le Bozec qui a su saisir à merveille la scène burlesque actuelle. Il est entre autres question de Dyna Dagger, Juliette Dragon, Imelda May, Mimi de Montmartre (déjà à l’honneur dans Veetess Speereet  de Vincent Debacker) et bien évidemment de la Reine Dita Von Teese. Inutile de dire que l’on en prend plein les yeux ! Mais on découvre aussi, et c’est peut être là que réside toute la richesse de l’ouvrage publié aux Editions du Chêne: décrire et montrer tout ce qui touche de près ou de loin à cet Art si particulier. Tout y est, des différentes écoles aux coulisses, en passant par les accessoires, les costumes, les nippies, le maquillage ou encore les tatouages… Etonnant, on y apprend aussi que les effeuilleuses gardent toujours culotte et cache tétons.  Et pour conclure pourquoi ne pas laisser la parole à de Cherry Lyly Darling : “Le burlesque, c’est savoir utiliser ses atouts, rire de ses défauts. Que nous soyons rondes, petites, minces ou très grandes, nous sommes belles et sensuelles. Toutes les femmes ont le droit d’être glamour.” Voilà un credo qui dans un autre genre n’est pas sans rappeler celui des Suicide Girls ; les points communs étant beauté et culture alternatives.  Ne perdez pas de temps à chercher  la fille du Père Noël dans ce premier livre français sur le Burlesque, elle n’y est pas ! La bonne idée serait peut être de faire appel à son papa non ? Quoi que…. il est foutu de garder le bouquin pour lui !

Music Maker: The last and lost blues survivors.

“What can an old man do but sing the blues…” car c’est bien de Blues qu’il s’agit avec cette série d’albums mis en œuvre par une fondation qui enregistre et soutient les derniers survivants du Blues Originel. Voilà en quoi consiste la démarche du label Américain Music Maker.

Sorti en 2005 “The last and lost blues survivors” consiste en une  fantastique épopée à travers l’histoire et le territoire américain. Un voyage au cours duquel on s’attarde sur une musique oubliée et pourtant toujours présente. Ce que l’on y entend est émouvant, sincère, sans artifice aucun et tellement beau ! Rassurant de constater que le Blues, le vrai existe toujours. Plus qu’un disque, le résultat du travail de Music Maker est un énorme document historique et un hommage formidable à la musique traditionnelle. 26 Artistes, 38 titres, 2H30 de musique,  packaging luxueux en quatre volets incluant notes et biographies résumées des artistes. Voilà en résumé les informations disponibles sur le site de Dixiefrog, excellent label français qui publie le catalogue Music Maker et vous offre l’opportunité d’entreprendre une bonne action et de vous faire un gros plaisir en jetant votre dévolu sur une ou plusieurs de ces magnifiques compilations. J’y vais de ce pas d’ailleurs, “Slavery, prison, women, God and… whiskey” sorti en 2007 n’attend que moi. “Un projet fabuleux, la preuve que la musique que j’ai toujours aimée est plus que jamais vivante” (Eric Clapton)

Marcel Destroy, Dec 2011

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AC/DC: High Voltage Rock’n’Roll: l’ultime biographie

High Voltage Rock'n'Roll

J’ai toujours été fan d’ AC/DC; à des degrés divers certes, et notamment avec un creux au cours de la période 1981-2000 (putain 30 ans!) qui a brillé par une production discographique qualitativement légèrement en dessous. Il faut quand même reconnaitre aussi qu’après “Back in Black” (2ème place des albums les plus vendus au monde… quand même!) faire mieux relevait plus de la quête du Graal que des courses à carrefour un premier samedi du mois. Fan donc! au point que quand se pose la question -Tiens qu’ est ce que je vais bien pouvoir m’écouter là tout de suite maintenant? - et que la fulgurance de la réponse n’est pas au rendez vous, il se passe quasiment toujours la même chose. Le tiroir avale goulument soit un Doctor Feelgood première époque, soit un skud d’Angus et sa bande. Et ça marche! “Impossible de rester en place, vous avez des fourmis dans les jambes et vous tapez du pied” (Jimmy Page). Fan disais je, mais pas au point de dévorer ou de collecter tout ce qui de près ou de loin concerne les Anglo/Australiens High Energy. En clair je me souciais peu de leur histoire… jusqu’à ce qu’une âme bien intentionnée mette entre mes mains l’ultime et splendide biographie par Phil Sutcliffe. Cet éminent journaliste anglais écrit sur le monde du rock depuis les années 70, il a arboré son pass “backstage” sur les scènes du monde entier pour interviewer les plus grands et alimenter de nombreuses publications. Autant dire que nous avons à faire à un spécialiste, un fan et un passionné surtout. Il n’en est pas à son coup d’essai le Phil! Il avait commis, entre autres publications, un très bel ouvrage consacré à Queen et publié aux Editions du Chêne en 2010. Aujourd’hui, avec “High Voltage Rock’n'roll” l’auteur retrace avec précision et exaltation la carrière de ceux qui ont donné au Heavy Rock ses lettres de noblesse. Au travers des 224 pages illustrées (pas moins de 150 photos couleur, une centaine de photos en noir et blanc) et bourrées d’anecdotes le lecteur est littéralement pris en otage. Consciencieusement et chronologiquement, des Easybeats à la mort de Bon Scott et au nouveau départ, on apprend tout et le reste. Tout, vous saurez tout sur…. les line up successifs, les bastons, la diabolisation du groupe et même le type de cordes qu’affectionne Angus, c’est dire! Personnellement ce que j’ai particulièrement apprécié c’est la façon dont sont décortiqués tous les albums et les touches d’humour qui, çà et là, ponctuent le récit: “We’re going to be one of the greatest bands in the world… “It’s a shame Hendrix is dead: I wanted to blow him off stage.” (Angus Young). Voilà pour le contenu. Couverture animée, papier glacé et mise en page soignée rendent la lecture agréable et placent incontestablement le contenant au rang des beaux objets. Au final le résultat est un superbe hommage à AC/DC et à la puissance sonore. Il se peut que cette année, le 24 décembre à minuit pour être précis, vous entendiez un gros son de cloches… Ne paniquez surtout pas, c’est juste que Belzébuth aura fait un queue de poisson au traineau du père Noël pour arriver chez vous le premier! Heeeells Beeeells!

[Mode message personnel On] : Non Joël, n’insiste pas c’est non!  [Mode Off]

Marcel Destroy, Nov 2011

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